Carabine 12 mm issue du brevet 043104 déposé à Paris le 5 décembre 1859.

Voici une pièce qu’on ne rencontre pas souvent, j’en connais actuellement que 4 : qui comporte le marquage LF87, ainsi que 3 autres identiques entre eux.
Néanmoins ces 3 carabines restent pour moi un mystère et j’ai du mal à comprendre le pourquoi du comment.
Je m’explique :
Parlons de celle dont il est question dans cet article.

Elle est à 100 % identique aux dessins du brevet, les mêmes dimensions, la même conception, la même disposition des pièces et les mêmes proportions….
Sauf que :
Aucun marquage ne le permet de la rattacher à une fabrication Lefaucheux.
Les poinçons sur l’arme renvoi vers une période 1877-1893.
L’arme est de fabrication belge.
L’arme est à broche, à 1 coup, 12 mm, donc à cette époque c’est du « has been », nous sommes en plein dans l’avènement de la percussion centrale.
Le brevet est depuis 1874 dans le domaine public, elle est facile et peu coûteuse à produire….
Mais elles ne semblent pas être façonnée par la même personne ou au même moment puisque
Sur l’un nous avons un DF couronné et un R étoilé avec un ELG dans un ovale, numéro d’assemblage 2 sur celui ici présent un AS non couronné et un M étoilé avec un ELG dans un ovale, numéro d’assemblage 45/6.
Le canon est rond en rond début et ensuite octogonal, l’intérieur est lisse.

Le mécanisme est d’une simplicité étonnante :

  • Un grand ressort
  • Une détente.
  • Un ressort de détente.
  • Un chien.
  • Une culasse mobile
  • Un extracteur manuel.
    La culasse placée sous le chien est munie d’un levier. En effectuant une traction vers le haut sur le ce levier la chambre s’ouvre et le chien fait une rotation autour de son axe et ce met en position d’armé. Mise en place de la balle et abaissement de la culasse mobile. L’arme est fin prêt pour faire feu. Après le coup de feu et pour le rechargement on effectue la même opération. Une fois la culasse ouverte on extrait la douille avec l’aide du petit levier qui vient prendre l’ergot et la pousse en arrière en effectuant une traction vers le haut avec le levier.
    La chambre est libérée pour rechargement.

L’arme lui-même est lui aussi d’une conception très simpliste :

  • Une carcasse métallique d’un seul tenant et un canon.

Marquages et poinçons :

Près du petit levier le ELG dans un ovale du banc d’épreuve de Liège, avec la lettre M étoilée, qui est le poinçon du contrôleur.

Sous le canon les lettres EL entrelacée qui correspond à l’épreuve provisoire et une lettre U couronnée…. Allemand ??

Sous les plaquettes de bois forment la crosse, sur la barre verticale du milieu les lettres AS, probablement les initiaux du fabricant de la carcasse.

L’ensemble des pièces importante sont frappé du nombre 45 et certaines d’un 6, ce qui me semble correspondre au numéro de l’arme et d’assemblage. (voir plaquettes et détente)

Caractéristiques techniques :
Poids de l’arme :
Longueur totale : 930 mm
Longueur du canon : 537 mm, rond sur les premiers 165 mm puis octogonal, intérieur lisse.
Calibre : 12 mm à broche.
Crosse : 2 plaquettes de bois tenue par 2 vis et un écrou sous le canon.

® et © Lefaucheux décembre 2021.

Publié par Eugène L.

La vie et la production des Lefaucheux père et fils durant la période 1802 - 1892.

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