Armes Eugène Lefaucheux

Eugène Lefaucheux, 1832 – 1892, armurier de génie.

Eugène Lefaucheux nous laisse, uniquement dans les armes, pas loin de quatorze brevets initiaux et encore plus de certificats d’additions.
De plus, chaque modèle de brevet se décline en de multiples versions, c’est très vrai pour le modèle 1854, qui, avant d’être accepté comme arme réglementaire de la Marine Française va subir nombre de modifications pour enfin devenir le 1858 de Marine en 1857 d’un côté et la Version civile à vocation Militaire de l’autre.
Trois ans d’essais et de transformations avant d’en arriver là ; cette constatation est aussi applicable et valable pour le 70 de Marine dont le premier modèle date de 1868.

Les revolvers en 7 mm, 9 mm à feu continu (FC) et en triple action (TA) à broche sont eux aussi, sujets à des évolutions multiples, ainsi que le 12 mm en TA refusé par l’armée.

Pour les fusils et carabines de chasse des brevets de 1859 puis ceux fabriqués à partir de 1869, c’est encore différent.
Un brevet pouvait comporter de multiples variations de disposition, pour le dernier de 1879 : plus de 23 combinaisons possibles.

Nous pensons que la quasi-totalité des modèles et leurs variantes ont été mis en fabrication dans les ateliers d’Eugène Lefaucheux à Paris, à Liège et à Trémerolles.
Certains sont devenus des succès commerciaux, d’autres des vrais échecs.
Si nous voulions définir le degré de succès ou d’échec de l’époque de tel ou tel modèle, il suffirait de mesurer la quantité de chaque modèle et ses variantes, proposé de nos jours en Salle des Ventes ou autre support commercial.

Les vainqueurs seraient incontestablement et dans l’ordre ;

  • Le revolver 1854 en Simple Action.
  • Le revolver de poche 7 mm à Feu Continu.
  • Le revolver 12 mm en Triple Action.

Nous allons essayer de passer en revue l’ensemble des brevets consacré aux armes et à l’aide de la numérotation LF de les situer dans le temps et de voir à quel moment a été opéré le passage d’une variante à l’autre.

Beaucoup de nos observations ont été faite au travers des armes que nous avons eu en main et celles que nos amis collectionneurs ont bien voulu nous confier, mais encore plus, par le biais de la littérature existante ou du net.
Aussi, beaucoup de choses ont été perdues au fil du temps et nous n’avons surtout pas la prétention de tout savoir, il n’est donc pas impossible qu’avec le temps les lignes et les datations de tel ou tel modèle ou variante viennent à bouger.

Néanmoins les grandes lignes sont là et n’attendent que vos réactions afin de remplir et combler les lacunes, les omissions, les oublis, la méconnaissance ou les erreurs.

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