Armes Casimir Lefaucheux

Casimir Lefaucheux (1832 – 1852), un inventeur de génie.

Mme Veuve Casimir Lefaucheux – Constance Faivre

Casimir, né le 26 janvier 1802, à Bonnétable dans la Sarthe et baptisé le lendemain dans l’église paroissiale d’Aulaine.
Il reçoit une bonne instruction et monte à Paris pour devenir vers 1814 apprenti armurier pour quelques mois chez Maître Pauly.
Johann Samuel Pauly quitte la France en Avril 1814 pour s’associer à Londres avec son compatriote suisse Durs Egg.
L’armurier Henry Roux prend la suite pour céder l’affaire en 1822 à Eugène Pichereau, qui finalement transmet les ateliers le 10 juillet 1827 à Casimir Lefaucheux, qui entretemps était devenue son meilleurs ouvrier.

Casimir se marie le 30 octobre 1827 à Paris, avec Françoise Constance Faivre, née le 2 septembre 1810.
De 1827 à 1833 l’habitation familiale de Casimir se situe au 5 rue Jean – Jacques Rousseau à Paris.
C’est lors de son apprentissage chez Pauly, Roux et Pichereau, que Casimir a dû réfléchir à l’amélioration du système que ses maîtres avaient mis au point.
En effet Pauly, dès 1812 dépose un brevet où il imagine le chargement de la cartouche par une culasse mobile et percussion centrale.
Henry Roux et Eugène Pichereau poursuivront l’amélioration de la carabine Pauly par le dépôt de plusieurs brevets.
L’acquisition de la Maison Pauly en 1827, comporte aussi les droits d’exploitation des brevets de Pauly, Roux et Pichereau, ce qui donne à Casimir Lefaucheux toute liberté de déposer le 12 janvier 1828 son premier brevet, qui sera refusé pour manque de précisions.

Ce n’est que le 10 mai 1828 que ce brevet est accepté (brevet 3590) après présentation des pièces manquantes, à savoir ; description et dessins.
Ce brevet n’est que l’amélioration de ceux déposés par ses prédécesseurs.

Par contre, le mémoire descriptif déposé le 16 juin 1832 sera capital pour la réputation de Casimir Lefaucheux, car il donne la description du légendaire fusil à brisure , brevet accepté le 28 janvier 1833 pour 10 ans. Brevet suivi de plusieurs additions dans les mois suivants.

En 1832 la fortune de Casimir est loin d’être faite et afin de rentabiliser ses idées, il met en place des contrats (signés devant notaire pour se prémunir d’éventuelles fraudes), avec plusieurs grands noms de l’armurerie Française et Belge pour l’exploitation de ses brevets, moyennant redevance.

Pour avoir plus d’espace pour fabriquer ses armes et afin de toucher une clientèle plus aisée, il transfère en Mars 1833 son magasin au 10 rue de la Bourse, mais conserve néanmoins son atelier de la rue Sartines.

L’autre grande invention de Casimir Lefaucheux est déposée le 7 janvier 1835 : la cartouche à broche (brevets 6348 et 6387).

En 1835 Casimir s’attaque au marché militaire en proposant un mousqueton pour la cavalerie, qui combine ses deux grandes inventions, brisure et broche.
Il faut croire qu’il est en avance sur son temps car l’arme ne sera jamais homologuée par les militaires.

Peut-être découragé par cet échec ou fortune faite, on ne sait pas, en décembre 1835 il vend à Monsieur Camille Jubé le fonds de commerce de la rue de la Bourse et les contrats de licences de fabrication des cartouches à Monsieur Gévelot pour 900 francs, et revient dans la région de son enfance.
Il achète une maison à Ponts de Gennes et se consacre dès lors au pressoir à cidre et à l’hippomobile, avec le dépôt de plusieurs brevets à ce sujet.

En 1845, Casimir Lefaucheux revient à l’arquebuserie sans qu’on en connaisse la raison.
C’est peut-être le fait de nouvelles idées, le départ de l’armurier Justin (c’est lui l’armurier de Mr Jubé) ou la vente d’un brevet concernant l’hippomobile à Louis François Devisme, arquebusier.
Il est probable que la combinaison de plusieurs facteurs, lui fait racheter le fonds de commerce du 10 Rue de la Bourse à Monsieur Jubé.
En revenant il commence à s’intéresser aux pistolets, poivrières et à la percussion centrale, car le 2 mai 1845, Casimir prend le brevet d’invention n° 1371 concernant le chargement d’un pistolet par la culasse. Le système est très simple, il suffit de faire pivoter le canon pour pouvoir charger.
Ce brevet sera suivi de nombreuses additions durant les 5 ans à venir.

Les deux premiers additifs, du 7 février et 24 mai 1846 donnent naissance à la poivrière à broche.
Pour ce faire, Casimir Lefaucheux a pris comme base de travail la Mariette à balle forcée en modifiant le bloc canon.

Nouveau déménagement en juillet 1850, au 37 rue Vivienne pour des bureaux et locaux plus spacieux et mieux situés dans le quartier.

En 1852 il espère toujours décrocher un marché avec l’armée et pour ce faire, dépose plusieurs brevets concernant des adaptations et améliorations des munitions.
Il n’a pas le temps de conclure, car il s’éteint le 9 Août 1852, au 37 rue Vivienne, à 9 heures du soir.
La cérémonie religieuse aura lieu en l’église de Notre Dame des Victoires le 11 août suivant à 12 heures.
Casimir Lefaucheux repose au cimetière de Montmartre à Paris, dans le caveau familial.

Après la mort de Casimir, c’est Françoise son épouse qui prend la suite des affaires.

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