Le Comte Charles Louis de Bourcier Inventeur.

Brevet d’invention N° 6531
Certificat d’addition du 10 avril 1849 à un brevet d’invention du 28 octobre 1847.

Le ministère de l’Agriculture et du Commerce,
Vu la loi du 5 juillet 1844 ;
Vu le procès-verbal dressé le 11 avril 1849, à 1 heures– minutes, au Secrétariat générale la préfecture du département de la Meurthe et constatant le dépôt fait par le Sr. de Bourcier d’une demande de certificat au brevet d’invention de quinze ans pris le 28 octobre 1847, pour un fusil à double percussion avec cartouche à cheminée intérieure ; addition consistant en un tiroir faisant sortir les cartouches du canon, au moment où l’on fait jouer la bascule du fusil.
Attendu la régularité de la demande
Arrête ce qui suit :
Article premier.
Il est délivré au Sieur de Bourcier (Charles Louis) à Bathelémont (Meurthe), à ses risques et périls, sans examen préalable, et sans garantie, soit de la réalité, de la nouveauté ou du mérite de l’invention, soit de la fidélité ou de l’exactitude de la description, un certificat d’addition au brevet d’invention de quinze années pris le 28 octobre 1847 pour un fusil à double percussion avec cartouche à cheminée intérieure.
Article deuxième.
Le présent arrêté, qui constitue le certificat d’addition, est délivré au Sr. de Bourcier sans garantie du Gouvernement, pour lui servir de titre.
A cet arrêté demeurer à joint le duplicata certifié de la description et du dessin déposé à l’appui de la demande, et dont la conformité avec l’expédition originale a été reconnue.
Paris, le 18 juin 1849.
Le ministre de l’Agriculture et du Commerce.
Pour le Ministre et par délégation :
Le Secrétaire général.

Minute
Exposé

Un des principaux avantages des fusils à bascule étant la célérité de la charge ; il restait à trouver pour compléter le système à double percussion le moyen de sortir les cartouches avec toute la facilité et la promptitude désirables, sans le secours d’un crochet dont l’usage entraine toujours des pertes de temps. Pour obtenir ce résultat j’ai adopté sous les canons une pièce à tiroir AAA fig 2.6 qui suite en mouvement par la rotation de la charnière de bascule B qui lui sert de levier, accroche la partie saillante, ou bourlet E de la cartouche M par la feuillure XX la pousse irrésistiblement hors du canon, la (?) à-même d’être saisie avec les doigt et retirée aussi facilement qu’on a pu la mettre : ainsi qu’on le voit sur le plan ci-annexé, le tiroir AA est tellement simple par sa forme et la manière dont il s’adapte : il est tellement fort en poussant debout sous l’action de la charnière de bascule B (entaillée à l’intérieur de la partie immobile O pour le recevoir, qu’une fois posé, il ne peut plus se déranger, glisse comme un tiroir entre le canon et les tasseaux PP et s’enlève lui-même aussi facilement qu’une cartouche si on veut le visiter ou le nettoyer.


La charnière de bascule B ne pouvant donner par sa rotation limitée de K en L qu’un angle de quatre à cinq millimètres d’ouverture suivant le rayon qu’elle parcourt ; Un petit ressort boudin D placé en g dans le tenon postérieur des canons N continue le mouvement imprimé par le tiroir, qui ayant déjà détruit l’adhérence de la cartouche au canon, la fait avancer jusqu’au point d’arrêt R.
En refermant la bascule, les talons du tiroir XX rencontrent la surface ZZZ sur un angle très aigu sont repoussés sans à coup, glissent sans résistance et laissant refermer le fusil comme s’il n’y avait qu’une simple cartouche.

Explication des Figures dessinées sur la planche ci-jointe.
Le profil d’un fusil à double percussion n’étant la que pour l’intelligence du jeu du tiroir qui fait l’objet de cette planche, on peut recourir pour plus ample explication à celle qui accompagne le brevet sus -mentionné.
La Figure première montre de profil le tiroir AAA.
La Figure 2de représente le tiroir vu debout, en tête, les XX sont les feuillures qui reçoivent le bourlet E de la cartouches M.
La Figure 3ème représente le tiroir vu sur son plat, les branches sont rattachées par l’empalement HH. C’est le petit épaulement poussé par le ressort à boudin D.
La Figure 4ème représente l’orifice du tonnerre vu debout avec ses feuillures, pour montrer les deux entailles FF qui reçoivent les têtes XX du tiroir quand la bascule est fermée.

Les boutons PP maintiennent le tiroir collé au canon. Le tenon du canon sert de direction au tiroir dans les parois intérieures et régularise le mouvement de va- et vient.
La Figure 5ème est la plaque de culasse pour montrer la rainure pratiquée pour le placement du tiroir AAA.
La Figure 6ème est une coupe sur ST pour laisser voir le rapport de toutes les pièces entre-elles.
Fait à Bathelémont, commune de Saint Médard, arrondissement de Château Salins (Meurthe)
Le 10 avril 1849
L de Bourcier.

Brevet d’invention N° 6531
Certificat d’addition du 9 Août 1852 à un brevet d’invention du 28 octobre 1847.

Le ministère de l’Intérieur, de l’Agriculture et du Commerce,
Vu la loi du 5 juillet 1844 ;
Vu le procès-verbal dressé le 9 août 1852, à 10 heures– minutes, au Secrétariat générale la préfecture du département de la Meurthe et constatant le dépôt fait par le Sr. de Bourcier d’une demande de certificat au brevet d’invention de quinze ans pris le 28 octobre 1847, pour un fusil à double percussion avec cartouche à cheminée intérieure.
Attendu la régularité de la demande
Arrête ce qui suit :
Article premier.
Il est délivré au Sieur de Bourcier (Charles Louis) à Bathelémont (Meurthe), à ses risques et périls, sans examen préalable, et sans garantie, soit de la réalité, de la nouveauté ou du mérite de l’invention, soit de la fidélité ou de l’exactitude de la description, un certificat d’addition au brevet d’invention de quinze années pris le 28 octobre 1847 pour un fusil à double percussion avec cartouche à cheminée intérieure.
Article deuxième.
Le présent arrêté, qui constitue le certificat d’addition, est délivré au Sr. de Bourcier sans garantie du Gouvernement, pour lui servir de titre.
A cet arrêté demeurer à joint le duplicata certifié de la description et du dessin déposés à l’appui de la demande, et dont la conformité avec l’expédition originale a été reconnue.
Paris, le vingt-neuf septembre 1852.
Le ministre de l’Intérieur, de l’Agriculture et du Commerce.
Pour le Ministre et par délégation :
Le Chef de Division.

Système d’un arrêt de sureté à pédale
Exposé :
Dans le désir de compléter le fusil à double percussion pour lequel j’ai obtenu un brevet d’invention en date du 28 octobre 1847, tant pour mes cartouches à cheminées intérieures que pour le tiroir qui en facilité la sortie : – J’ai cherché à parer aux dangers toujours menaçants du fusil armé, qui même entre les mains du chasseur le plus prudent, tient les plus graves accidents suspendus à ses gâchettes.
Des différents systèmes de sureté que j’ai vus jusqu’à présent aucun ne m’a paru réunir les conditions désirables d’abord, parce que n’agissant que sur les détentes, ils ne paralisent pas la cause de la percussion qui réside dans l’action u grand ressort sur le chien par intermédiaire de la noix.
Les uns faisant jouer des gardes mobiles au-dessus des cheminées présentent des complications extérieures toujours défectueuses, les autres comme dans l’invention Fontenau demandent le soin de toucher préalablement à un appareil, dont l’oubli, dans l’un ou l’autre cas est : ou l’annulation du fusil, ou l’annulation du système.
D’ailleurs tous les moyens de sureté, (y compris celui de Mr Baselain, qui a eu l’heureuse idée de placer son arrêt dans le chien cessant leur effet quand on tient le fusil par la poignée, n’offrent au résumé de garantie que quand on porte le fusil en bandoulière et lorsqu’il est reposé sur sa crosse, ce qui n’empêche pas les explosions qui peuvent résulter dans les descentes de voiture du bris si fréquent des becs de gâchettes et des dents de la noix et laisse comme on voit un trop vaste champ aux accidents de toutes natures pendant la marche du chasseur). J’ai été conduit à penser que le moyen le plus sûr ans la plupart des cas ; le plus à l’abri des infirmités que je viens de signaler, était de faire en sorte que le fusil ne pût partir que quand on l’appui à l’épaule pour faire feu, c’est donc par la plaque de couche que j’ai cherché mon moyen.


J’ai adopté (Figure 1ère) une sorte de pédale à charnière BB qui repoussée par un ressort à boudin C transmet lorsqu’on appuie le fusil à l’épaule, le mouvement de va et vient à la tringle D qui formant une espèce de T à sa partie antérieure (Figure 2 et 3) va se loger sous le prolongement F des noix de la platine et en paralyse l’action.
De cette manière quels que soient les mouvements du chasseur, non seulement son arme ne peut partir sans son intention, mais elle ne peut absolument faire feu qu’en l’appuyant à l’épaule.
Cependant sur l’observation qui m’a été faite qu’il existait un seul cas ou mon arrêt de sureté pouvait être nul : celui où le fusil posé verticalement sur la crosse pèserait sur le point de la pédale BB, opposé à sa charnière.
Je propose d’ajouter à la tringle D un petit épaulement G qui rencontrant soit la pièce H (Figure 2) soit l’arrêt I (Figure 3)(ou tout autre moyen) empêchera la tringle D de céder sous l’action e la pédale qui de cette façon ne retrouvera sa liberté de va et vient que sous la pression de la main, qui en portant l’arme à l’épaule, opère la délivrance de la tringle qui cédant en avant permet seulement alors la percussion du chien, condition de simultanéité qui donne une double garantie à ce système.
Pensant avoir démontré la sureté de ce moyen aussi simple que solide et invariable, je crois devoir ajouter deux mots sur les avantages de la pédale indépendamment de ce qu’elle se loge parfaitement dans l’articulation de l’humérus sans qu’on éprouve deux temps en portant le fusil à l’épaule on peut lui donner toutes les formes qui répondent soit à l’habitude soit au caprice du chasseur, elle peut affecter depuis la ligne droite, jusqu’à la courbe du croissant, être plat et large, étroite et arrondie, lisse ou hérissée et se prêter à toutes les ornementations.
Supposée comme en la figure 1ère, sa charnière B tenant à la vis AA qui peut être allongée ou raccourcie à volonté (en la tournant ou en la détournant), il en résulte le moyen précieux pour le chasseur de pouvoir modifier lui-même la couche de son fusil, si besoin en est.
Enfin pour ceux qui esclaves de la forme ne voudraient pas que leur fusil portât une pièce additionnelle à la plaque de couche : en supprimant la pédale en crête de coq, entaillée (pour variante Figure 5) on pourrait transmettre le mouvement à la tringle D par une charnière en Y à la plaque de couche qui faite à recouvrement jouerait comme un soufflet.
Voulant étendre à tous les fusils en général les avantages de mon double arrêt de sureté, j’ai fait pour les fusils montés sur bois une espèce de mord (Figure 7) qui peut s’appliquer à tous les genres de fusils anciens ou modernes.
Les deux arcs-boutants AA comme on le voit (Figure 7) sont reliés par deux grandes vis qui les traversent.


La vis d’en haut CC percée au travers du bois ou du corps de platine, suivant la facture du fusil, joue de quelques millimètres dans une mortaise circulaire (recouverte par le petit épaulement O) qui lui permet le mouvement nécessaire à la délivrance du chien (Figure 8) sous l’action de la tringle ou balancier.
La vis FF est l’axe de ce mouvement et compose tout l’appareil de cette pièce de sureté.
Le chien G (Figure 8) présente un angle saillant H qui portant sur l’arc-boutant A rend toute percussion impossible tant que celui-ci n’est pas déplacé.
Ainsi que je l’ai fait voir (Figure 2 et 3), bien des moyens sont bons pour opérer la faible course de ce mord de sureté et chacun peut être choisi par l’armurier selon la convenance du chasseur.
Enfin, pour ceux qui ne voudraient pas de pièces à l’extérieur des platines, je dirai : qu’en prolongeant la barre EE du T de la tringle de manière à ce qu’elle traverse le corps de platine (comme il est ponctue Figure 4) elle viendra se placer par l’action de rappel du ressort à boudin C (Figure 1ère) sous l’entaille H du chien et en paraliser l’action. Mais ma tringle T ne pouvant s’introduite d’une pièce que dans les fusils à bascule dont le bois est coupé carrément sous les canons j’ai obvié à cet inconvénient, pour les fusils montés sur bois en remplaçant la tête fixe de la tringle EE par la vis IJ (Figure 9) et la tige du T par une pèce mobile dont l’axe est en K et dont la tringle D devient le balancier. Pour les fusils dont les détentes sont trop rapprochées pour que la tringle puisse passer entre-elles comme on le voit (Figure 3) je fais une bride qui les enveloppe et se loge parfaitement entre le fer et le bois (voir Figure 9).

Fait à Bathelémont commune de Saint Médard, arrondissement de Château Salins (Meurthe). Le 4 août 1852 par le soussigné : Cte Louis de Bourcier.

Vu pour être annexé au certificat d’addition pris le 9 août 1852 par le Sr. de Bourcier certifié conforme. Paris le 29 septembre 1852.

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Brevet d’invention N° 6531
Certificat d’addition du 3 juillet 1855 à un brevet d’invention du 28 octobre 1847.

Brevet d’invention N° 6531 du 28 octobre 1847
Sans garantie du gouvernement.
Le Ministère Secrétaire d’Etat au département de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux publics.
Vu la loi du 5 juillet 1844 ;
Vu le procès-verbal dressé le 3 juillet 1855, à 11 heures – minutes, au Secrétariat général de la Préfecture du département de la Meurthe et constatant le dépôt fait par le Sr. Comte de Bourcier d’une demande de certification d’addition au brevet d’invention de quinze ans pris le 28 octobre 1847, pour un fusil à double percussion avec cartouches à cheminée intérieure.
Arrêté ce qui suit :
Article premier :
Il est délivré au Sr. Comte de Bourcier (Charles Louis) à Bathelémont (Meurthe) sans examen préalable, à ses risques et périls, , et sans garantie, soit de la réalité, de la nouveauté ou du mérite de l’invention, soit de la fidélité ou de l’exactitude de la description, un certificat d’addition au brevet d’invention de quinze années pris le 28 octobre 1847 pour un fusil à double percussion avec cartouche à cheminée intérieure.
Article deuxième.
Le présent arrêté, qui constitue le certificat d’addition, est délivré au Sr. de Bourcier sans garantie du Gouvernement, pour lui servir de titre.
A cet arrêté demeurer à joint le duplicata certifié de la description et du dessin déposé à l’appui de la demande, et dont la conformité avec l’expédition originale a été reconnue.
Paris, le seize octobre 1855.
Le ministre de l’Intérieur, de l’Agriculture et du Commerce.
Pour le Ministre et par délégation :
Le Chef de Division, E. Julien.

Cartouches à capsule intérieure.
Demande d’un certificat d’addition au brevet d’invention pris le 28 octobre 1847 par le soussigné.

Exposé :
Continuellement occupé de tout ce qui pourrait améliorer le fusil à double percussion et à cheminée intérieure pour lequel j’ai obtenu un brevet d’invention le huit décembre 1847 ; j’ai en 1849 ajouté un tiroir servant à faire sortir d’elle-même les cartouches quand on bascule le fusil.
En 1852, j’ai trouvé un arrêt de sureté me permettant le mouvement du chien que quand on met le fusil à l’épaule ; enfin après une pratique de huit années qui à pleinement confirmé la marche régulière et invariable du mécanisme de mon fusil ; je ne voyais plus qu’une chose à désirer ; c’est que mes cartouches chargées d’ancienne date, fussent aussi infaillible, aussi sûre que celle nouvellement chargée.
Or il est à la connaissance de tous les chasseurs expérimentés que soit par les effets de la condensation, soit par ceux de la capillarité, soit par les réactions hygrométriques du gaz et des variations de température (et sans doute pour toutes ces causes réunies) les graines de poudre superposés dans la ferrure de la cheminée se décomposent trop souvent et deviennent non seulement impropres à la communication du feu de la capsule mais sont même un obstacle à sa pénétration jusqu’à la charge de poudre.
Pour remédier à cette infirmité (commune du reste à tous les fusils percutant sur une cheminée) j’ai placé la capsule dans le centre de la charge et la faisant éclater à l’aide d’un piston intérieur, j’obtiens une détonation aussi instantanée que celle de la bombe.
Ainsi, plus de raté par suite de l’ancienneté de la charge, plus de long-feu puisque toute la poudre est en contact avec la capsule, et la cartouche réservé depuis longtemps pour telle ou telle espèce de gibier ne fera par défaut quand on en aura besoin.

Explications des Figures dessinées sur les planches ci-jointes :
Nota :
La figure première n’est là que pour rappeler le système du fusil à double percussion et montrer la corrélation du piston de la cartouche avec celui de la culasse.
La Figure 2 représente le culot boute-feu du nouveau système de cartouche que j’appellerai : à capsule intérieure. La partie la plus saillante, sa tête A est toujours comme dans mes autres cartouches pour limiter leur entrée dans le canon, et offrir une prise au tiroir qui les fait sortir en faisant jouer la bascule du fusil (voir l’addition à mon brevet u 10 avril 1849). La section B répond au diamètre intérieur de la cartouche. C est une vis qui sert à fixer fortement le culot à la cartouche. D tige qui pénètre dans le vide de la cartouche ou elle se trouve en plein contact avec la poudre ; percée transversalement en O elle laisse échappée tout le feu de la capsule lorsqu’elle éclate sous l’action du piston, Fig. 4.
Ce culot boute-feu tout d’une pièce en fer ou en acier est foré longitudinalement dans son axe pour recevoir le piston Fig. 4 qui pourvu d’un petit renflement à manchon F ne peut entrer dans la tige du culot que par sa partie antérieure et s’y trouve emprisonné par la vis E, qui comprime contre sa pointe conique la capsule qui l’enveloppe comme une virole.
L’intersection de ces deux pointes coïncidant avec l’orifice O quand la capsule reçoit le choc du piston tout son feu étant en contact avec la charge de poudre elle l’enflamme instantanément.
La Fig. 3 représente 1er la tête du culot A vu de face avec sa dépression centrale destinée à isoler la tête du piston F lorsque pour cela il fasse saillie sur le plan du culot.


Les deux petits trous I I servent à démonter le culot en cas d’adhérence à la cartouche.
2ème une coupe de la cartouche partagée par G H et montrent l’engeancement du culot avec son intérieur ainsi que la portion de sa tige boute-feu qui pénètre dans la charge.
La Fig. 4 représente le piston du culot, isolé et en contact par sa pointe avec la vis E comme il se trouve dans la tige du culot. Comprimé par sa pointe, entre la vis E antérieurement et postérieurement par son manchon F dans la chambre du culot qui lui est réservée ; ce piston ne peut monter qu’en avant sur la capsule et non pas en arrière sous l’action du recul.
La Fig. 5 est une coupe sur mes anciennes cartouches pour montrer la différence qu’elles présentent avec les nouvelles.
La Fig. 6 ancienne cartouche remise à mon nouveau système en remplaçant la cheminée par un boute-feu spécial (Fig. 7) qui traversé par un piston comme en la figure 4 pourvu d’une tige forée comme le culot Fig. 2 se visse dans l’orifice précédemment destiné à la cheminée au moyen de la clef (Fig. 9) qui s’adapte sur la partie polygonale du boute-feu qui affecte sur ce point la forme de ce qu’on appelle un écrou à chapeau.
Fig. 8 espèce de tourne vis à deux pointes destinées à visser ou dévisser les culots (Fig. 2) sur la cartouche.
Fig. 9 clef à œil polygonal pour visser le boute-feu (Fig. 7)
Je terminerai en faisant observer qu’un des avantages de mon culot boute-feu est de se visser sur des cartouches de carton comme sur celle de cuivre ; ce qui est avantageux dans bien des cas et ne demande pas l’entretien continuel que réclament les cartouches en cuivre.
Clos à Bathelémont les Saint Médard
Ce 30 juin 1855.
Comte L. de Bourcier.

Sources :

  • Archives personnelles de l’auteur
  • Archives de l’INPI – Paris.

® et © http://www.lefaucheux.net mars 2022.

Publié par Eugène L.

La vie et la production des Lefaucheux père et fils durant la période 1802 - 1892.

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